Nascetta

Avec ces beaux rayons de soleil, quoi de mieux que de s’évader l’esprit avec un cépage blanc méconnu ?

Nascetta, Anascetta ou encore Nas-cëtta (en accentuant la séparation phonétique) telles sont les variantes nominatives de ce cépage blanc piémontais, au départ uniquement cultivé dans la commune de Novello, dans les Langhe.

Son origine n’est pourtant pas claire et sans doute pas piémontaise. Certains l’apparentent au Vermentino, d’autres avancent plutôt un lien avec le Nasco (cépage sarde). Enfin, d’autres revendiquent de fortes similitudes avec le cépage Gros Blanc, lui, produit en Val di Susa (Piémont).

Pourtant, à l’instar de nombreux autres cépages locaux (Timorasso, Arneis,…), le Nascetta revient à l’avant plan de la viticulture piémontaise, au départ grâce au travail de producteurs précurseurs comme Elvio Cogno et Daniele Savio. PLus récemment, la Nascetta s’est également invitée au catalogue de nombreux autres producteurs des environs : Rivetto, Ettore Germano, Reverdito, AnnaMaria Abbona, Bel Colle,…

Comme évoqué, sa zone de production se situe au cœur des Langhe, non loin de Barolo et de Monforte d’Alba. Depuis 2002, il peut d’ailleurs être répertorié comme Langhe DOC.

Qualitativement intéressant, il est pour ainsi dire exclusivement vinifié en monocépage. Capable d’affronter des élevages bois, il est pourtant dans la plupart des cas vinifié en inox.

En outre, ce cépage restitue pleinement l’expression de son terroir, où les sols argilo-calcaires des Langhe confèrent aux vins structure, acidité, complexité et minéralité. Autant d’arguments qui permettent aux Nascetta de bien vieillir également.

Nascetta 2011 (Enrico Rivetto)

Pour prouver cette capacité à résister à quelques années de cave, voici le Nascetta 2011 d’ Enrico Rivetto.

Ce 2011 était l’un des premiers millésimes de Nascetta produit par ce jeune vigneron, certifié bio (Demeter), situé à Serralunga d’Alba. Depuis, il propose également une autre version vinifiée en terre cuite.

Nascetta 2011 - Reverdito

Sa robe affiche de légères teintes d’un doré étincelant. Son nez est relativement complexe, avec des notes florales, de citrons mûrs et de pamplemousse en ouverture, pour ensuite migrer vers des touches plus mielleuses, de coing. La bouche est ample, sapide, proposant à la fois un léger gras, mais aussi une belle tension malgré son âge. Tout cela grâce à une acidité encore vive qui parvient à défier une certaine puissance sous-jacente, mais dominée par un fruité où dominent des saveurs de pommes mûres, de coing.

Si dans sa jeunesse, il pouvait accompagner des entrées à base de crustacés, il est ici parfait pour se marier avec des viandes blanches ou encore des fromages à pâte molle.

Au final, une très belle expression d’un cépage qui mérite à n’en pas douter une meilleure reconnaissance et qui fera le plaisir des amateurs à le recherche d’originalité.

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